HOP

HOP




Allez hop, on efface tout et on recommence.

Nouveau départ, nouvelle Pico, nouvelle façon de vivre la vie!

Et c'est reparti pour un tour, que j'espère sans trop de secousse cette fois...



# Posté le vendredi 27 février 2009 16:23

Sans la musique, la vie serait une erreur. [ Nietzsche ]




" La musique est le seul art a être à la fois totalement abstrait et puissamment chargé d'émotion. Bien qu'incapable de représenter quoi que ce soit de particulier ou d'extérieur, elle a le pouvoir sans pareil d'exprimer des états ou des sentiments intérieurs. Les oeuvres musicales peuvent transpercer le coeur directement, sans méditation : il n'est pas nécessaire de connaître l'histoire de Didon et Enée pour être ému par les lamentations de la reine de Carthage, quiconque a perdu quelqu'un sait ce que Didon exprime... En somme, cette sorte de musique avive la douleur et le chagrin tout en réconfortant et en consolant : c'est un paradoxe aussi profond que mystérieux. "




Extrait de Musicophilia, écrit par Olivier Sacks

# Posté le mercredi 11 mars 2009 11:52

Extrait de "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites" de Marc Lévy

Extrait de "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites" de Marc Lévy
Septembre 1991



Julia,


J'ai survécue à la folie des hommes. Je suis le seul rescapé d'une bien triste aventure. Comme je te l'écrivais dans ma dernière lettre, nous étions enfin partis à la recherche de Massoud. J'ai oublié dans le bruit de l'xplosion qui résonne encore en moi pourquoi je voulais tant le rencontrer. J'ai oublié la ferveur qui m'animait pour filmer sa vérité. Je n'ai vu que la haine qui me frôlait et celle qui avait emporté mes compagnons de voyage. Les villageois m'ont ramassé dans des décombres, à vingt mètres de l'endroit où j'aurais dû périr. Pourquoi le souffle s'est-il contenté de me projeter en l'air, quand il a déchiqueté les autres? Je ne le saurai jamais. Parce qu'il me croyaient mort, ils m'ont déposé dans une carriole. Si un petit garçon n'avait pas résisté à l'envie de mettre ma montre à son poignet, au point de braver sa peur, si mon bras n'avait pas bougé et l'enfant ne s'était mis a hurler, ils m'auraient probablement enterré. Mais je te l'ai dit, j'ai survécu à la folie des hommes. On raconte que lorsque la mort vous embrasse, on revoit sa vie entière. Quand elle vous prend à pleine bouche, on ne voir rien de tel. Dans le délire qui accompagnait mes fièvres, je ne voyais que ton visage. J'aurais voulu te rendre jalouse en te disant que l'infirmière qui me soignait était une ravissante jeune femme, c'était un homme et sa longue barbe n'avait rien de séduisant. J'ai passé ces quatre derniers mois sur un lit d'hôpital à Kaboul. J'ai la peau brûlée, mais je ne t'écris pas pour me plaindre.

Cinq mois sans te poster de lettre, c'est beaucoup quand nous avions pris l'habitude de nous écrire deux fois chaque semaine. Cinq mois de silence, presque la moitié d'une année, c'est encore plus quand on ne s'est ni vu ni touché depuis si longtemps. C'est drôlement dur de s'aime à distance, alors vient cette question qui me hante chaque jour.

Knapp s'est envolé pour Kaboul dès qu'il a appris la nouvelle. Tu aurais dû voir comme il pleurait en entrant dans la salle commune, et moi un peu aussi, je te l'avoue. Heureusement que le blessé à côté de moi dormait du sommeil du juste, sinon, pour qui serions-nous passés au milieu de ces soldats aux courages infaillibles? S'il ne t'a pas appelée aussitôt reparti, pour te dire que j'étais en vie, c'est parce que je lui ai demandé de ne pas le faire. Je sais qu'il t'avait annoncé ma mort, à moi de te dire que j'avais survécu. Peux être que la vraie raison est autre, peut être qu'en t'écrivant je veux te laisser libre de poursuivre le deuil de notre histoire, si tu l'as déjà entrepris.

Julia, notre amour est né de nos différences, de cet appétit de découverte que nous retrouvions chaque matin en nous éveillant. Et puisque je te parle de matins, tu ne sauras jamais le nombre d'heures que j'ai passées à te regarder dormir, à te regarder sourire. Car tu souris quand tu dors, même si tu ne le sais pas. Tu ne compteras jamais le nombre de fois où tu t'es blottie contre moi, en disant dans ton sommeil des mots que je ne comprenais pas ; cent fois, c'est le chiffre exact.

Julia, je sais que bâtir ensemble est une autre aventure. J'ai haï ton père et puis j'ai voulu le comprendre. Aurais-je agi comme lui dans les mêmes circonstances? Si tu m'avais donnée une fille, si tu m'avais laissé seul avec elle, si elle s'était éprise d'un étranger qui vivait dans un monde fait de rien, ou de tout ce qui me terrifie, peut être aurais-je agi comme lui. Je n'ai jamais eu envie de te raconter toutes ces années vécues derrière le mur, je n'aurais pas voulu gâcher une seconde de notre temps dans ces souvenirs de l'absurde, tu méritais mieux que de tristes récits sur le pire dont sont capables les hommes, mais ton père en connaissait certainement l'existence et ce n'était pas ce qu'il espérait pour toi.

J'ai haï ton père de t'avoir kidnappée en me laissant le visage en sang dans notre chambre, impuissant à te retenir. J'ai frappé de colère les murs où ta voix résonnait encore, mais j'ai voulu comprendre. Comment te dire que je t'aimais sans avoir au moins essayé?

Tu es retournée à ta vie, par la force des choses. Tu te souviens, tu parlais tout le temps des signes que la vie nous dessine, moi je n'y croyais pas, mais j'ai fini par me rendre à ta raison, même si ce soir alors que je t'écris ces lignes, ici c'est la raison du pire.

Je t'ai aimée telle que tu es, et jamais je ne te voudrai autrement, je t'ai aimée sans tout comprendre, convaincu que le temps m'en donnerait les moyens ; peut être qu'au milieu de tout cet amour, j'ai oublié parfois de te demander si tu m'aimais au point d'embrasser tout ce qui nous sépare. Peut être aussi ne le laissais-tu jamais le temps de te la poser. Mais ce temps là est venu, malgrè nous.

Je rentre demain à Berlin. Je posterai cette lettre dans la première boîte que je verrai. Elle te parviendra comme chaque fois dans quelques jours ; et si je compte bien, nous devrions être le 16 ou le 17.
Tu trouveras dans cette enveloppe une chose que je gardais secrète, j'aurais voulu te glisser une photo de moi, mais je n'ai pas fière allure en ce moment et puis ce serait un peu présomptueux de ma part. Alors, ce n'est qu'un billet d'avion. Tu vois, tu n'auras plus besoin de travailler de longs mois pour me rejoindre, si tu le souhaites encore. Moi aussis j'avais économisé pour venir te chercher. Je l'avais emporté ici à Kaboul, je devais te l'envoyer, mais comme tu le verras... Il est encore valide.

Je t'attendrai à l'aéroport de Berlin, le dernier jour de chaque mois.

Si nous nous retrouvons, je ferai le serment de ne pas enlever la fille que tu me donneras à l'homme qu'elle choisira un jour. Et quelle que soit sa différence, je comprendrai celui qui me la volera, je comprendrai ma fille puisque j'aurai aimé sa mère.

Julia, jamais je ne t'en voudrai, je respecterai ton choix, quel qu'il soit. Si tu ne venais pas, si je devais repartir seul de cet aéroport, le dernier jour du mois, sache que je comprendrai, c'est pour te dire cela que je t'écris.

Alors, je n'oublierai jamais ce merveilleux visage que la vie m'a offert un soir de novembre, un soir, où l'espoir revenu, j'escaladais un mur pour tomber dans tes bras, moi qui venais de l'Est et toi de l'Ouest.

Tu es et resteras dans ma mémoire la plus belle chose qui me soit arrivée. Je réalise combien je t'aime en t'écrivant ces mots.

A bientôt peut être. De toute façon, tu es là, tu seras toujours là. Quelque part, je sais que tu respires, et c'est déjà beaucoup.

Je t'aime,

Tomas.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 15:15

Modifié le vendredi 17 avril 2009 06:21

L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre. [ Antoine de Saint Exupéry ]

L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre. [ Antoine de Saint Exupéry ]
J'ai lu un jour qu'il ne fallait pas vivre en regardant le passé, et que c'était en vivant le présent au maximum, en regardant dans le futur et en réalisant nos désirs les plus profond qu'on pouvait être le plus heureux.

Mais je me suis cependant rendu compte que regarder quelque fois derrière nous nous rendait aussi heureux, ne pas oublier tous ces moments, se rappeller des gens qui comptent et qui ont compté pour nous. Cette sensation qui parfois nous donne la larme a l'oeil, cette envie parfois de retourner dans le passé pour revivre ces beaux moments, ces envies malheureusement impossible a réaliser.

Shakespeare disait " All the world's a stage, and all the men and women merely players". Si seulement cela pouvait se rejouer autant de fois qu'on le désire et modifier les moments raté et les erreurs comises...

Le vie est un don, elle vaut la peine d'être vécu. Ce qui ne tue pas rend plus fort, ce n'est pas entièrement faux, mais sa détruit parfois aussi. Dans ces cas la, nous avons nos amis, ou du moins ceux qui tiennent réellement a nous, et nos parents.

Regardez votre passé lorsque vous en avez besoin et que cela vous manque. Le reste du temps, vivez, réalisez vos envies et pensez a votre futur, c'est ce qui nous donne notre force.

# Posté le vendredi 08 mai 2009 16:19

Ben Jonson disait du temps que c'était un vieux tricheur chauve. Boris Pasternak ajoutait que nous sommes prisonniers du temps, les otages de l'éternité.

Ben Jonson disait du temps que c'était un vieux tricheur chauve. Boris Pasternak ajoutait que nous sommes prisonniers du temps, les otages de l'éternité.
" Il voulut regarder la quatrième de couverture. Ted le retint en posant doucement sa main sur celle du garçon. "Non, dit-il. Fais-moi plaisir, ne la lis pas."
Bobby le regarda, sans comprendre.
"Aborde ce livre comme tu le ferais d'un territoire inconnu ; aborde-le sans carte. Explore-le, et dresse ta propre carte.
- Et s'il ne me plaît pas?"
Ted haussa les épaules. " Alors ne le finis pas. Un livre, c'est un peu comme une pompe. Il ne te donne rien, si toi tu ne lui donnes pas d'abord quelque chose. On amorce une pompe avec l'eau qu'on a et on agite la poignée de toutes ces forces. Si on le fait, c'est parce qu'on s'attend à recevoir davantage que ce qu'on a donné... en fin de compte."


" On trouve aussi des tas de livres écrits de manière admirable mais dont les histoires ne sont pas très bonnes. Sache lire parfois pour l'histoire, Bobby. Ne sois pas comme ces snobinards qui refusent de le faire. Mais lis aussi parfois pour les mots, pour la langue. Ne sois pas non plus comme ces frileux qui ne s'y risqueraient pas. Et le jour où tu tombes sur un bouquin qui raconte une bonne histoire et qui en plus est bien écrit, chéris-le comme un trésor. "



STEPHEN KING
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# Posté le vendredi 22 mai 2009 12:16